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Jean-Pierre Morlans explique son rôle de DTN

Source : Aujourd'hui

Cheville ouvrière du football français, le directeur technique national, Jean-Pierre Morlans, est chargé auprès de la Fédération royale marocaine du football de former les cadres techniques nationaux. Il parle à ALM de cette mission et de son point de vue quant au football marocain.

ALM : La FRMF vous a confié le poste de directeur technique national aux côtés de Roger Lemerre. Comment allez-vous mener cette mission et pensez-vous que cette tâche sera facile ?


Jean-Pierre Morlans : L’essentiel de ma tâche va porter sur deux points. Elle consiste d’abord à mettre en place des formations d’entraîneurs pour tous les niveaux, football d’élite, jeunes, haut niveau…. Aussi, il faudrait développer les actions en faveur des jeunes à travers la détection de talents, le perfectionnement, la formation… et surtout travailler avec les Ligues pour avoir des compétitions adaptées à leurs structures. En ce qui concerne la difficulté de ma tâche, je pense qu’un challenge n’est jamais facile si on veut l’engager seul. C’est le travail en commun des techniciens, des entraîneurs, des dirigeants et des arbitres. Et c’est ce travail d’équipe qui conduira vers la réussite. À cela, il faut ajouter la persévérance et la patience quand on veut préparer l’avenir. On ne passe pas directement de l’école primaire à l’université.


Récemment, vous avez pris part à un stage lancé par la FIFA au profit des entraîneurs nationaux. Quels sont les axes de cette formation et comment trouvez-vous le niveau des entraîneurs marocains ?


Cette formation concernait les exigences d’un match de haut niveau. Il faut faire plus vite, occuper moins d’espace et s’attendre à plus de duels. C’est donc la nécessité de préparer le joueur à réagir dans ces situations et ceci dès le plus jeune âge. S’agissant du niveau de la formation des entraîneurs marocains, il est bon. Je pense que beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens ces dernières années. Il faut situer cette formation par rapport à la CAF (Confédération africaine de football) et même à l’Europe. Il faut aussi spécialiser la formation des entraîneurs et la développer par la multiplication des stages de formation initiale et continue.


Certains entraîneurs ont refusé de suivre cette formation. Comment qualifiez-vous cette attitude ?


Je pense que, peut-être, il y a eu une erreur d’information ou de compréhension sur l’origine et les objectifs de ce stage initié par la FRMF avec le soutien de la FIFA dans la prospective de la Coupe du monde en Afrique. Mais chacun est libre de ses opinions et, par mon éducation, je respecte les hommes et leurs idées quand elles ne touchent pas à l’intégrité des personnes. Mon seul souci est d’accomplir au mieux la mission que j’ai eu l’honneur de me voir confiée et d’aller dans cette direction fixée.


Plusieurs clubs du championnat national font appel aux expériences des entraîneurs européens. Est-ce que cela pourrait vous aider dans votre travail ?


À l’époque de la mondialisation, c’est la variété des cultures qui enrichit chacun d’entre nous. La mixité, entraîneur marocain, entraîneur européen, ne peut qu’être bénéfique pour le football marocain, mais il faut garder un équilibre. Chacun enrichira et s’enrichira de l’autre.


Bio express


Né le 13 octobre 1942 à Laroquebrou, Jean-Pierre Morlans a commencé sa carrière footballistique en 1956 en tant que joueur amateur jusqu’en 1972. Technicien sportif supérieur, il a obtenu en 1981 son diplôme d’entraîneur professionnel de football BEES 3. Il s’est chargé de plusieurs missions internationales dont notamment celle de vice-président de l’union européenne des entraîneurs (UEFT). En 1981, il a été directeur de l’institut national du football (INF) à Vichy. En 1982, Jean-Pierre Morlans a été nommé entraîneur adjoint à la direction technique française. Il a occupé ce poste jusqu’en 1990. Jean-Pierre Morlans a notamment participé à la détection et à la sélection de joueurs tels que Dugarry, Deschamps, Dessaily, Petit, Zidane et autres. Après avoir secondé Gérard Houiller et Aimé Jacquet à la tête de la direction technique française, il a occupé la fonction de directeur technique en 2006-2007.

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