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Interview avec le défenseur Marocain du PSG Ahmed Kantari

Ci-aprés, l'interview accordé par le jeune défenseur Marocain du PSG Ahmed Kantari au site Planète PSG. A 20ans Ahmed Kantari vient tout juste de signer son premier contrat professionnel avec la Paris Saint Germain.



Peux-tu te présenter rapidement ?


(Rires) Ahmed Kantari, 20ans, jouer au Paris Saint Germain, international Marocain, défenseur central. J’ai été formé au PSG et a signé mon premier contrat professionnel cette année.


Quand es-tu arrivé au PSG ?


En 2000. J’entame ma 6ème année au PSG, 5ans en formation et là c’est ma première année avec les pros.


Dans quel club évoluais-tu juste avant ?


J’ai grandi à Blois, donc j’ai joué à Blois jusqu’à l’âge de 15ans et j’ai fait une année de 15ans Nationaux à Orléans puis je suis arrivé à Paris.


Comment as-tu été repéré par le club ?


J’ai été repéré avec les sélections régionales à l’âge de 14ans et je jouais avec Orléans cette année là. C’est avec la sélection du centre que j’ai été repéré par les recruteurs du PSG et j’ai signé dans la foulée


A quel poste jouais-tu à cette époque ?


Je jouais latéral gauche. J’ai été recruté à ce poste mais je jouais aussi dans l’axe. Je jouais déjà aux deux postes comme je le fais ici. J’ai aussi déjà joué milieu défensif, mais ça fait longtemps que je n’ai plus joué à ce poste.


D’après toi quelles sont tes qualités et tes défauts ?


Ce n’est pas à moi de le dire ça (rires) .Je préfère plus jouer dans l’axe même si à gauche ça ne me pose pas de problème, parce que physiquement je suis plus à l’aise et il y a beaucoup plus de duels dans l’axe et c’est mon point fort. De plus, dans l’axe, il y a beaucoup plus de temps pour relancer et j’aime bien relancer proprement, techniquement, repartir propre de derrière et donc j’ai plus le temps de jouer.


Et sur le côté ?


C’est un autre style de jeu. Ça me convient aussi car au niveau physique j’ai la capacité à répéter les efforts et quand je fait les tests (NDLR : tests physiques) je suis toujours dans les premiers et ça m’aide à monter, descendre, monter, descendre. Et ça me permet de déborder, tenter de centrer et d’alimenter les attaquants avec mon pied gauche.


Comment as-tu accueillis la sollicitation de Paris ?


Quand Paris est arrivé, il y avait déjà des clubs sur moi. Il y avait Lens, Toulouse, Auxerre… D’autres clubs s’étaient manifestés avant, mais le projet de Paris était intéressant, c’était plus proche de chez moi et ils ont vraiment fait le nécessaire pour que je vienne et ça m’a touché.


Plus jeune étais-tu fan du PSG malgré le grand Marseille des années 90 avec Papin, Waddle etc. ?


Oui j’ai toujours été fan du PSG. Même si j’y joue actuellement, je suis autant fan que vous. Quand je ne joue pas, je vais les voir jouer au Parc et je suis autant content que vous quand ils gagnent.


As-tu toujours rêvé d’être professionnel ou le foot était plutôt un passe-temps ?


Non, ça a toujours été mon objectif, j’ai toujours voulu faire ça et j’étais content quand le PSG m’a sollicité.


La « mauvaise réputation » du centre de formation du PSG comparé à celui d’Auxerre ou Toulouse t’as t-il fait peur ?


Je n’ai pas pensé à ça en signant à Paris. J’ai surtout regardé l’accueil qui m’a été fait, la manière de se comporter avec moi, je sentais qu’ils comptaient vraiment sur moi et c’est ce qui importait. Mais je en me suis pas posé la question de savoir si à Paris les joueurs sortaient (NDLR : sortaient professionnels) plus ou pas.


Quel bilan tires-tu de ta formation à Paris justement ?


Pendant cinq ans, il y a eu des hauts et des bas car on ne peut pas faire cinq ans très bien mais je suis assez satisfait de ma formation à Paris. J’ai fait de bonnes rencontres et rencontré de bons joueurs. Ces cinq saison se sont très bien passées, il y a eu des entraîneurs qui m’ont apporté à chaque fois un peu plus , j’ai rencontré des joueurs avec qui je suis ami aujourd’hui, il y a toujours eu une bonne ambiance, on a bien rigolé et aussi bien travaillé. Donc je ne regrette pas du tout.


Que penses-tu de ta saison en CFA ?


L’année dernière j’ai fait une saison pleine en CFA même en loupant des matchs à la fin parce que j’étais en sélection. Si on regarde les stats, c’est moi qui ai eu le plus de temps de jeu (2250 minutes) et il fallait que je fasse une saison pleine car l’avant dernière saison je ne l’ai pas faite en entier à cause d’une blessure. J’avais fait une vingtaine de match sur trente six alors que la saison dernière j’ai fait une trentaine de match. Et il me fallait ça pour passer un cap.


Quels étaient tes objectifs individuels en début de saison?


C’était de décrocher un contrat pro vu que j’arrivais en fin de contrat. Il n’y avait pas d’autre objectif.


Et collectivement ?


Collectivement avec la CFA, on sait que c’est la réserve d’une équipe pro. On est là plus pour travailler, progresser et que les joueurs du centre de formation s’aguerrissent au contact des équipes plus costauds. Donc, c’est surtout ça le but de la CFA à Paris. Quand on est en réserve, ce n’est pas comme quand on est à Poissy ou à Mantes où ils visent la montée. Nous ne visons pas la montée, on cherche à travailler. Mais cette année a été un peu difficile car on a perdu des points bêtement à domicile ce qui nous a un peu fait galérer en fin de saison. Mais j’espère qu’on ne revivra pas une saison comme ça. Pourtant la saison d’avant on avait été dans les trois premiers toute la saison et on a finit sixièmes. Et la saison d’après, avec le changement d’entraîneur, les pros qui descendaient qui n’étaient pas forcément très motivés , on a perdu des points bêtement qu’on a galéré à aller chercher en fin de saison.


Justement, D’après toi, quelles sont les grandes explications de cette saison difficile ?


On a eu un début de saison un peu en dent de scie avec des hauts et des bas en fonctions des pros qui descendaient ou pas. Puis on a eu une période creuse pendant laquelle on arrivait plus à gagner à domicile. Donc on faisait beaucoup de match nuls et on perdait à l’extérieur. En ne gagnant pas à domicile, on a perdu beaucoup beaucoup de points. Et puis il y a eu le changement d’entraîneurs et ça a tout chamboulé, on ne savait pas qui allait nous reprendre etc. Il y a eu pleins de petits événements comme ça qui se sont succédés et qui expliquent cette mauvaise saison.


A l’avenir que faudrait-il faire pour ne plus revivre ce type de saison ?


Il faudrait un peu plus que les joueurs, même ceux de CFA, rentrent sur le terrain pour gagner. Même si on a un objectif de formation, il ne faut pas oublier qu’il y a une compétition. Quand on fait un championnat, l’objectif c’est de gagner quelque soit le niveau. Que ce soit en CFA ou en L1, quand on rentre sur le terrain, l’objectif c’est de gagner et c’est ce qui a manqué chez certains joueurs qui étaient jeunes et focalisés sur leur progression et pas vraiment sur leurs matchs. Comme je disait l’objectif c’est la formation, mais il faut mettre l’accent sur la compétition.


L’effectif de cette saison qui va débuter est plutôt jeune, as-tu des craintes vis-à-vis de ça ?


Non je n’ai pas de craintes parce qu’il y a de la qualité. C’est un effectif jeunes mais ce n’est pas grave et des fois c’est même mieux car ils sont enthousiastes et ont envie. Donc c’est ça qui doit ressortir du groupe. Il faut qu’on sente une envie de jouer de rigoler, une envie de gagner, de tout donner. Et avec ça on est sur de faire une bonne saison. Mais c’est que certains matchs, on va sentir le manque d’expérience mais on peut masquer ça avec l’envie de jouer et de gagner.


Quel est ton avis sur Vincent Guérin le nouveau coach de la réserve ?


Je ne le connais pas du tout donc je ne peux pas donner mon avis. Sur la première approche, c’est quelqu’un de bien, de la même génération que Laurent Fournier et Alain Roche. C’est bien que des anciens reviennent au club , ça va inculquer une certaine mentalité et un amour du maillot pour que les jeunes sachent que ces gens là sont ceux qui ont écrit l’histoire du club et c’est bien. Mais je ne peux pas parler de lui car je ne le connais pas personnellement, mais d’un premier abord, ça a l’air d’être quelqu’un de bien.


Tu étais le capitaine de la CFA la saison passée, comment as-tu vécu ton rôle ?


Le plus dur en étant capitaine de la CFA, c’est de pouvoir s’adapter avec les jeunes (NDLR : -18ans) qui montent et les pros qui descendent car il faut avoir un discours pour les deux. Les jeunes, il faut les motiver et les rassurer pour qu’ils puissent faire un bon match et qu’ils se donnent à fond et il faut aussi parler aux pros pour qu’ils se remotivent parce que ce n’est pas facile pour eux de descendre en CFA. Et en tant que capitaine il faut donner l’exemple sur le terrain. Il ne suffit pas de parler avant le match et engueuler certains, il faut être irréprochable sur le terrain. Le Coach Fournier m’avait confié ce poste et quand Lecornu est arrivé il a continué de la même manière et c’est flatteur qu’on me fasse confiance, ça fait toujours plaisir.


Depuis quand portes-tu ce brassard ?


Je l’ai eu juste cette saison en CFA. Je l’ai déjà eu en -18, la saison d’avant en CFA je ne l’ai pas eu car il y avait des joueurs plus anciens mais je l’ai récupéré cette saison et pendant ma formation au PSG j’ai souvent été capitaine.


Comment se passe ton intégration chez les pros ?


Il n’y a pas eu de problèmes d’autant plus que la saison d’avant on commençait déjà à s’intégrer au groupe au fur et à mesure. Puis la saison suivant le groupe n’a pas trop changé, à part quelques nouveaux qui sont arrivés, mais il n’y a pas eu de soucis.


Avec quels pros t’entends tu le mieux ?


Il y a pleins de pros sympas comme Bernard Mendy , Edouard Cissé etc. Ce sont des mecs cools et qui sont encore jeunes dans leur têtes puis il y a aussi les jeunes avec qui je suis monté, Rudy, Boukary etc.


Comment as-tu accueilli le changement de coach quand tu étais encore en CFA puis quand tu es monté avec les pros ?


C’est sur que c’était un avantage car comme le coach Fournier nous connaissait , le fait qu’il soit allé avec les pros nous a beaucoup avantagé avec Boukary et Rudy car on travaillait avec lui depuis deux ans, il connaissait nos qualités et nos défauts. Donc s’il nous a fait monter c’est qu’il nous appréciait et pour nous c’était bénéfique. Vahid lui, ne nous connaissait pas trop, il avait ses propres problèmes avec une équipe à gérer et il n’avait donc pas trop le temps de regarder la formation. Là avec le coach fournier, ce qui est bien c’est que c’est un bon entraîneur de L1 et il est passé par la formation et sait ce qu’y s’y passe et av toujours y garder un œil. Donc pour les jeunes qui sont en CFA, on ne pouvait pas rêver mieux comme entraîneur.


Justement, penses-tu qu’avec Vahid tu aurais eu une ascension chez les pros aussi rapide ?


Avec Vahid je m’entraînais déjà un peu avec les pros. Je n’y suis pas allé seulement quand Fournier est arrivé. Avec Vahid j’avais déjà fait des entraînements et je ne peux pas savoir ce qui se saurait passé. En janvier je venais tout juste d’intégrer le groupe de Vahid et un mois après il y a eu un changement d’entraîneur et je ne pouvais pas savoir ce que Vahid pensait de moi car Vahid ne laisse pas transparaître ce genre de choses.


Quelles étaient vos relations ?


Je n’ai jamais eu de soucis avec lui. Quand tu es jeune, t’y va et tu t’entraînes. Je n’ai pas eu de problème sportif ou extra sportif avec lui


En intégrant le groupe pro quel était ton objectif ? Juste t’entraîner avec eux ou tenter de grappiller des minutes en Ligue comme l’a fait Bamba en décembre ?


(Sourires) Qui ne voudraient pas gratter des minutes en Ligue1 ? Au début, l’objectif quand on est en CFA c’est de s’entraîner avec les pros, quand on est avec eux, l’objectif c’est de faire partie du groupe, puis de jouer quelques minutes , puis faire plus de temps de jeu, puis d’être titulaire. Au fur et à mesure ce sont des objectifs qui grossissent.


Tu as signé ton premier contrat professionnel la semaine dernière. Quels sont tes objectifs pour la saison qui vient ?


Mon objectif à court terme est de reprendre physiquement suite à ma blessure (déchirure au quadriceps), de refaire quelques matchs même en CFA, puis c’est de faire partie du groupe. Cette année l’objectif est de grappiller des minutes à droite à gauche. Je sais qu’il y a de la concurrence et des bons joueurs donc si je réussis à jouer quelques minutes ce serait magnifique.


Justement, avec cette concurrence, tu risques de jouer très souvent en CFA. Ça ne te fait pas peur ?


Non pas du tout. Je n’ai que vingt ans, je n’en ai pas encore trente donc il faut encore que je progresse, j’ai des choses à apprendre et faire des matchs en CFA ça ne va pas me déranger. Si je bosse bien et que je fais de bons matchs en CFA, je serais récompensé. Là , vu ma blessure, je serait obligé de repasser par là, donc c’est à moi de prouver sur le terrain que j’ai les qualités pour aller au dessus.


Une année en CFA ne serait-elle pas une année de stagnation ?


Non je ne pense pas. Comme je disais, on est encore dans un processus de formation et à vingt ans on progresse encore. A l’entraînement, avec des joueurs qu’il y a actuellement au paris saint germain, on progresse à l’entraînement et c’est ça mon objectif ; j’ai encore des objectifs. J’ai des points faibles à travailler et des points forts à améliorer avec le coach et les préparateurs.


As-tu un plan de carrière qui est tracé dans ta tête ?


Non, on ne peut pas vraiment prédire un plan de carrière. C’est pas comme les études où on se dit l’année prochaine je fait un Deug, dans deux ans une licence. On ne peut pas savoir et avec les aléas du Foot, on peut se blesser du jour au lendemain. Mais c’est sur que j’ai envie de jouer en Ligue1, d’être titulaire etc. Ce sont des objectifs à long terme.


Et une carrière à l’étranger ?


Oui forcément. Mon premier objectif c’est d’abord de m’imposer en France puis pourquoi pas à l’étranger. L’avenir nous le dira mais aujourd’hui je ne suis pas à 100% de mes capacités. Le jour ou je jouerais à mon niveau je me jaugerais et je verrais si je peux jouer qu’en France ou aussi à l’étranger.


Quels clubs et joueurs te font rêver ?


Je suis un fan du Milan AC donc ce serait un rêve que d’y aller. Le Milan et le Réal sont les clubs que j’apprécie le plus. Et le joueur que j’apprécie beaucoup c’est Maldini,


Au PSG, quel joueur t’impressionne le plus au point de le prendre comme modèle ?


Je regarde surtout à mon poste et là c’est Mario Yepes. J’aime bien son style de jeu, sa mentalité. On a un peu le même style de jeu et au contact de joueurs comme ça je vais pouvoir progresser tout au long de la saison.


Quel est ton geste technique préféré ?


Mon geste technique préféré ? Le tacle (rires). Le tacle à la Yepes (sourires)


Au PSG tu es en quelque sorte le successeur de Talal el Karkouri…


Oh je ne sais pas si je suis son successeur (rires). C’est une grande image que de dire que je suis son successeur. C’est vrai que comme il y a beaucoup de marocains en région parisienne ça leur fait plaisir qu’un marocain soit intégré au groupe professionnel. Moi je suis là pour les représenter et les rendre fiers car ça me fait plaisir quand des marocains me donnent des mots d’encouragements. Et comme je suis international marocain, ça me fait toujours très plaisir de jouer pour mon pays et faire plaisir aux marocains.


As–tu connu Talal justement ?


Oui je l’ai connu, en plus on joue au même post donc on discutait ensemble, je connaissait sa famille, on vient de la même ville au Maroc, donc il y a beaucoup de similitudes mais de là à dire que je suis son successeur je ne sais pas.


En sélection la succession de Naybet est lancée, qu’en penses-tu ?


Oh, ce n’est pas à vingt ans que je vais succéder à un joueur qui a fait des années de carrière internationale. Je ne pense pas qu’il faut s’enflammer avec ça car ce n’est pas moi qui vais tenir la défense centrale du Maroc qui joue les qualificatifs aux championnats du monde. Maintenant, il faut travailler et c’est sur que s’il y a de la place qui se libère au dessus, il faut saisir sa chance quand on en a l’opportunité. Mais il faut saisir sa chance quand on est sur d’être à 100% car quand on est pas sûr de pouvoir assumer des choses comme ça, il ne faut pas se lancer dans des choses de ce genre. Il faut travailler, beaucoup travailler car le travail paye toujours.


Comment as-tu vécu le parcours de la sélection marocaine des -20ans pendant le championnat du monde ?


Je suis très content, c’est une grande fierté pour le Maroc et les marocains en France ou ailleurs. Etre en demi finale d’un championnat du monde c’est la première fois que ça arrive toute catégorie d’âge confondue qu’une équipe marocaine arrive à ce stade de la compétition. C’est un très bon moment qu’on a passé avec les joueurs et le staff. C’était inespéré mais avec nos qualités, on a réussi à se hisser à se niveau là et j’en suis très fier.


Qu’en est il de ton bilan personnel ?


Je faisais partie des titulaires mais cette blessure (déchirure du quadriceps) m’a embêté durant le championnat du monde et je n’ai pas pu faire beaucoup de matchs malgré la préparation que j’avais faite. C’est que pour moi c’est une déception, mais l’équipe est arrivé à un tel niveau que pour moi c’était largement suffisant à mon bonheur et le plus important c’est l’équipe et pas mon cas personnel.


Lors du premier match contre, tu fais une erreur inhabituelle qui cause l’ouverture du score. Quand on a vingt ans, que l’on joue pour son pays, dans un stade plein et qu’on fait une erreur de ce type (passe en retrait pas assez appuyée dont profite l’attaquant adverse), qu’est ce qui se passe dans ta tête ?


Il ne se passe rien. Tu te sens seul. C’est un match à haute pression et quand tu fais une erreur comme ça, tu la payes cash (le ton ferme). Il n’y a pas de chichis quand tu joues à ce niveau là. Maintenant, c’est comme ça, c’est le métier. Tu te sens seul, tu as envie de revenir en arrière mais tu ne peux pas. C’est une erreur que je ne fait pas d’habitude, j’aurais préféré qu’elle arrive à un autre moment mais bon ça arrive sur ce match là ( Espagne 3-1 Maroc ) (long silence) Ce n’est pas grave. Ça ne m’a pas perturbé plus que ça. J’étais énervé et dégoûté sur le coup mais après, je sais ce que je vaux et ce n’est pas cette erreur qui va tout remettre en question puisque le parcours qu’on a fait après est très bon donc ce n’est pas un problème.


Certains t’ont reproché ton manque de réaction suite à la malheureuse passe en retrait et l’ont analysé comme un manque de motivation et d’implication de ta part. Qu’as tu à leur répondre?


Je pense que les gens qui disent ça ne connaissent pas grand-chose au football parce que quand on joue ce genre de match, on ne peut pas manquer de motivation. Je m’arrête mais ça va tellement vite qu’en une fraction de seconde ça part. Un joueur qui connaît le football et qui joue à ce niveau là ne peut pas manquer de motivation et ne pas vouloir rattraper son erreur. Ça va tellement vite et on sait ce qui va se passer après. Il n’y a pas besoin de chercher à rattraper car on sait ce qui va se passer après. Je pense donc que ce sont des gens qui ne connaissent pas trop le football qui disent ça, mais d’un côté je les comprends. Ça va tellement vite qu’ils ne peuvent pas s’imaginer.


En sélection vous jouez à 5 derrière, au PSG c’est plutôt à quatre, est-ce difficile ?


C’est un petit changement mais bon… là bas on joue avec un libéro et 2 joueurs au marquage dont moi mais c’est un changement tactique. C’est vrai que je n’adhère pas trop et je préfère jouer en zone et à plat comme on joue ici au Paris Saint Germain mais c’est un choix du coach et il faut s’adapter. C’est ça el football de haut niveau, il faut savoir s’adapter et être dans le onze titulaire c’est ça le plus important.


Justement, comment se passe la concurrence avec un jouer comme Rabeh ?


Ça se passe bien mais il n’y a pas trop de concurrence parce qu’on est souvent les deux joueurs qui jouent même quand c’est à quatre derrière. En plus il est droitier, moi gaucher, il y a une bonne complémentarité, lui est plus un joueur qui décroche comme libéro et moi plus un joueur qui va au contact et qui va au marquage et comme on s’entend bien en dehors du terrain, il n’y a aucun soucis. J’espère que dans les prochaines années avec l’équipe Olympique et espoir on aura une bonne défense. Là avec le championnat du monde, notre complémentarité s’est affinée et je me sens bien avec lui, je suis à l’aise, et comme je m’entends bien avec lui en dehors du terrain, ça facilite notre jeu.


Comment évalues-tu la difficulté à s’adapter à un nouveau partenaire en défense centrale ?


J’ai la faculté de m’adapter à tous les partenaires car avec tous ceux avec qui j’ai joué ça s’est bien passé plus ou moins bien car c’est sur que j’ai plus de complémentarité qu’avec d’autres mais c’est à force de travail qu’on arrive à combler ça.


Tu joues à un poste qui est très exposé donc comment gères-tu la pression du public et des médias ?


Je la supporte du mieux que possible. Je sais que quand je sort d’un terrain, je n’ai rien à me reprocher après, ça arrive à tout le monde faire des erreurs. Autant un attaquant qui fait une erreur devant on ne lui en veux pas trop mais un défenseur si car son poste est plus exposé. Mais moi je sais que je sort d’un terrain je donne le maximum et je n’ai rien à me reprocher et même si je fait une erreur, les gens ne m’en voudront pas après.


Quand on est jeune, comment gère t-on la notoriété, et l’argent ?


Bah on garde la tête sur les épaules car on sait que c’est éphémère. Le foot peut aller vite dans un sens comme dans l’autre et il ne faut pas s’enflammer. A vingt ans ou à trente ans, on ne sait pas ce qui peut se passer. Il n’y a pas vraiment de choses particulières à gérer. Il faut rester comme on est, rester simple et ne pas se prendre la tête avec ça.


Source : Planete PSG

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