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Les Marocains prêts pour le défi portugais

Source : FIFA


Tous les deux ont marqué le premier match du Maroc, à leur manière. Le défenseur central et capitaine Jamal Alioui a été expulsé à l'heure de jeu face au Costa Rica, sans doute le tournant de la rencontre. Farid Tahlaoui fut, pour sa part, le meilleur Lion sur le terrain, sur le flanc droit de l'attaque. Rencontre avec ces garçons marocains nés en France, plein d'ambition et qui comptent bien suivre les traces des surprenants Grecs à l'EURO et des grands frères marocains à la Coupe d'Afrique des Nations.



"Personne ne se souvient du finaliste, c'est bien connu. Pour marquer les esprits, il faut gagner, n'en déplaise à M.De Coubertin. Nous savons ce qu'il nous reste à faire". Jamal Alioui n'y va pas par quatre chemins. Le défenseur central et capitaine de la sélection marocaine est ambitieux et n'hésite pas à le dire. Pas plus que son compère Farid Talhaoui : "Je veux marquer l'événement de mon empreinte, que l'on se souvienne du Maroc aux JO 2004."



Ces deux garçons-là se connaissent maintenant bien. Tous deux, comme d'autres dans le groupe, font partie de ces joueurs nés en France de parents marocains. Une situation un peu spéciale. "Au début, nous n'étions pas soudés, il y avait un peu les Marocains de souche d'un côté et nous de l'autre", admet Jamal. Et Farid d'enchaîner : "l'adaptation a été lente, car nous rentrions dans un groupe qui se connaissait depuis le plus jeune âge. Il y avait donc des différences de mode de vie. Mais sur le terrain, nous parlons tous le même langage. Au bout du compte, cette diversité fait notre force."



Un bon groupe, techniquement très doué à l'image de Talhaoui, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux défenseurs costaricains sur l'aile droite, et solide défensivement, grâce notamment à la prestance d'Alioui. Tous deux ont fait valoir leur expérience européenne lors du premier match. "Mon expérience à Pérouse m'apporte beaucoup. Mais notre groupe est excellent, et les joueurs qui évoluent en Championnat marocain pourraient très bien jouer en Europe", raconte Jamal. Talhaoui joue à Guingamp, un club de Ligue 2 française. Blessé l'an passé, il n'a repris qu'en mars. S'il pourrait souffrir d'un manque de rythme, il n'est pas en manque de fraîcheur…



Problème, Alioui a été exclu lors du match face au Costa Rica. Son absence risque d'être très préjudiciable à l'équipe face au Portugal. "L'arbitre m'a dit que j'étais dernier défenseur, je ne pouvais pas savoir. Mais c'est ainsi… Je suis écoeuré, j'étais blessé, je reviens juste pour ce match, je joue plutôt bien, et cela se termine par un carton rouge. C'est dur, je ne jouerais pas contre le Portugal ".



Les Portugais favoris
Un statut, certes écorné par la défaite étonnante des Lusitaniens contre l'Irak (4:2), mais qui de toutes façons ne gêne pas les Marocains. "Les Portugais sont les favoris du groupe. C'est une belle équipe, avec des joueurs qui ont prouvé leur valeur à l'Euro. Mais les Marocains étaient outsiders lors de la CAN, et voyez ce qu'ils ont fait (ndlr : ils ont atteint la finale)… Je préfère cette position", rappelle Jamal.


Même son de cloche chez Farid, qui évoque la star portugaise. "Cristiano Ronaldo est vraiment impressionnant. Il provoque beaucoup, il joue toujours vers l'avant, il est pétri de qualités. En plus, il se fond parfaitement dans le collectif. Mais sur un match tout peut arriver".


Quant à l'effectif impressionnant des Portugais, de Ronaldo à Hugo Viana en passant par Tiago et Helder Postiga, les Marocains l'écarte d'un revers de la main. "Nous sommes de plus en plus nombreux à jouer à bon niveau en Europe. Ronaldo joue certes la Ligue des champions avec Manchester, mais certains d'entre nous peuvent en dire autant avec leur club", explique Jamal.




Après le premier match Jamal analysait la défaite portugaise. "Cela ne change pas grand chose pour nous. Avec le nul que nous avons réalisé, nous nous devons de l'emporter face aux Portugais. Mais ce qui est certain, c'est qu'ils auront plus de pression que nous", pense-t-il.



Farouchement persuadés qu'ils peuvent ramener une médaille au pays, l'un et l'autre estime que c'est psychologiquement que tout se jouera. Leur leitmotiv tient dans cette victoire surprenante des Grecs lors de l'UEFA EURO 2004. "La performance de la Grèce à l'Euro est un exemple à suivre : c'est avant tout un groupe solide qui a gagné. Individuellement, ils étaient sans doute inférieurs à la France, la République tchèque ou le Portugal. Mais leur immense solidarité a fait la différence", estime Jamal. "C'est cet état d'esprit qui a fait la différence, nous devons avoir toujours cela en tête", résume Farid.



L'exemple nigérian
Tout à l'esprit olympique, tous deux soutiendront leur compatriote Hicham El-Guerrouj, grand favori du 1500 mètres à Athènes. L'esprit national est bien là. Voire une fierté continentale. "Il ne faut pas oublier que l'Afrique a remporté les deux dernières olympiades en football. Nous devons prendre la relève. Les qualifications en Afrique sont très difficiles : physiquement très exigeantes, les terrains sont mauvais, et le jeu est très dur. Du coup, nous arrivons aux JO très costauds", soutient le défenseur de Pérouse. "Et comme nous sommes armés techniquement, cela nous permet d'être bien complets. Nous aimons jouer au ballon avant tout", complète Farid.



L'ailier de Guingamp n'a pas oublié la performance nigériane lors des Jeux d'Atlanta. Un exemple de plus à suivre. "Ils sont partis en outsiders comme nous, personne ne parlait d'eux au départ. Au bout du compte, ils remportent la médaille d'or en battant au passage le Brésil et l'Argentine…" Avant d'arriver à égaler la performance des Nigérians ou des Camerounais, il faudra battre le Portugal dimanche 15 août à Iraklion. En se battant bec et ongle. "Ce que nous voulons, c'est tout donner dans cette compétition, pour ne pas partir la tête basse. Partir sans regret, c'est l'objectif", conclut Jamal. Face à des Lusitaniens blessés, la rencontre promet d'être passionnante…



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