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JO: La participation marocaine ornée du précieux métal de Nawal, Aouita, Boutayeb et Skah

Source : MAP

(Par Mohamed Benchrif)


La première participation marocaine aux jeux olympiques remonte à l'édition de Rome en 1960 avec l'engagement des sportifs nationaux dans dix disciplines et au bout une médaille d'argent, qui valait son pesant d'or, autour du cou de feu Abdeslam Radi sur la reine des épreuves le marathon, derrière l'Ethiopien Abebe Bikila.


Les sportifs marocains avaient alors disputé les épreuves d'athlétisme, cyclisme, escrime, haltérophilie, yachting à voile, lutte, gymnastique, tir à l'arme de chasse, boxe et l'heptathlon moderne.


Le comité national olympique, créé le 15 avril 1959 et présidé par feu SM Hassan II jusqu'en 1965, a veillé comme d'ailleurs pour les autres éditions à préparer les conditions idoines pour une meilleure représentation des nationaux et ce, en coordination avec les fédérations sportives concernées.


Ainsi à Rome, parmi les noms ayant marqué de leur empreinte le sport national figurent feu Bouchaib Lamaachi, Benaissa Bakir, 8-ème au marathon, les coureurs cyclistes Mohamed El Gourch, Kandoura Lachhab et feu Abderrahmane Farouki ou encore l'escrimeur Abderaouf El Fassi.


De 54 sportifs à Rome, ils ne seront plus que 26 personnes à prendre part dans les compétitions de football, d'athlétisme et d'haltérophilie à Tokyo quatre ans plus tard et, évidemment, les résultats seront en deça des espoirs avec une 9ème place pour El Ghazi Zaâraoui au 3.000m steeple et une 12ème position pour Bakir au marathon, alors que les footballeurs seront laminés lors de leurs deux sorties 3-1 face à la Yougoslavie et 6-0 devant la Hongrie.


Et tout comme l'édition nippone, les engagés nationaux aux jeux de Mexico (1968) et Munich (1972), qui seront toutefois marqués par la présence féminine avec les premières athlètes dames Fatima EL Faquir et Malika Hadqui, rentreront bredouilles.


A Mexico, les Marocains concourront les épreuves d'athlétisme, boxe, lutte et basketball alors que la sélection de football boycottera la compétition puisque le tirage au sort l'avait placée dans le même groupe qu'Israël. L'édition suivante de Munich enregistra la participation pour la première fois de judokas aux côtés des athlètes, pugilistes, lutteurs et footballeurs avec notamment Belhmira et Slimani sur les tatamis, les athlètes Haddou Jadour, Lahcen Akka Samsam, Omar Ghizlat, Faquir et Hadqui, les lutteurs Lahcen Maghfour, Mohamed Sourour et Ali Lachgar.


Les footballeurs réussiront à accéder au second tour en occupant la deuxième place de leur groupe après le nul blanc face au onze des USA, une défaite face au pays organisateur (3-0) et une large victoire aux dépens de la sélection de la Malaisie 6-0 dont un triplet de Ahmed Faras. Mais au tour suivant, les Marocains vont se liquéfier en concédant trois défaites (URSS 3-0, Danemark 3-1 et Pologne 5-0).


Il a fallu attendre vingt quatre années après l'argent de Radi et l'édition de Los Angeles pour renouer avec les podiums et faire flotter le drapeau marocain au son de l'hymne national. Nawal El Moutawakel revêtira le précieux métal après avoir dominé le premier 400m haies féminin des jeux et devenant par la même la première dame arabe à entrer dans le panthéon de l'olympe. Ce premier titre olympique ne sera pas d'ailleurs le seul puisque le légendaire Saïd Aouita offrira aux marocains l'or du 5.000m avec la clef le record des jeux de l'épreuve qui résiste encore (13:05.59).


A Los Angeles, les sportifs nationaux étaient engagés dans quatre disciplines en athlétisme avec Nawal, Aouita et Faouzi Lahbi, au noble art avec Fadli, Lahmar et Tibari, à la petite reine avec Nejjary, Afandi, Benbouila et Rhaili, en football mais aussi au tennis, sport d'exhibition à l'époque, avec Arafa Chekrouni.


Depuis cette étape, le drapeau national a toujours flotté dans les arènes des compétitions des villes organisatrices mais sa moisson étincelante d'or s'est arrêtée au chiffre quatre en y ajoutant celles de Brahim Boutayeb (Séoul 88) et Khalid Skah (Barcelone 92) au 10.000m.


En Corée du Sud, quatre disciplines avaient enregistré l'alignement des sportifs nationaux (athlétisme, judo, lutte et boxe). Aouita, blessé, n'avait pu concrétiser son défi de se coiffer de l'or des 800 et 1.500 m en se contentant du bronze de la première épreuve au moment où son protégé, Boutayeb, assenait une leçon de courage et de volonté en partant seul à la conquête du titre du 10.000 m lors d'une inédite course menée à un train d'enfer et en solitaire. L'aîné des Achik, Abdelhak, ajoutera une médaille de bronze au tableau du classement général.


Quatre années après, le "renard des pistes" Khalid Skah défendra victorieusement le titre du 10.000m alors que Rachid Labsir prendra la deuxième place du podium du 1.500m et le jeune boxeur Mohamed Achik fera aussi bien que son aîné avec le bronze.


En 1998 à Atlanta, les Marocains rivaliseront dans sept disciplines l'athlétisme, boxe, haltérophilie, tennis, judo, lutte et gymnastique avec la jeune gymnaste Naîma Ghouati, unique représentante du continent africain.


Et comme d'habitude, l'athlétisme a bien défendu la renommée du sport national avec deux bronzes oeuvres de Salah Hissou (10.000m) et Khalid Boulami (5.000m) après la chute de Hicham El Guerrouj, favori à la plus haute marche du podium, à un tour de la fin de la finale du 1.500m.


A Sydney, la moisson sera meilleure avec cinq médailles dont une en argent remportée par El Guerrouj sur sa distance de prédilection et les bronzes de Ali Ezine (3000m steeple), Brahim Lahlafi (5000m), Nezha Bidouane (400m haies) et Tahar Tamsamani en boxe.


Globalement, seuls l'athlétisme et la boxe ont donné satisfaction sur l'ensemble des participations marocaines aux jeux olympiques. L'athlétisme en a récolté treize dont quatre du plus précieux métal, trois en argent et six de bronze alors que le noble art en a enlevé trois en bronze.


Par ailleurs, l'athlétisme national a été de toutes les éditions alors que d'autres disciplines n'ont fait qu'une apparition et seront une nouvelle fois absentes à Athènes notamment le tir à l'arme de chasse, présent à Rome, basketball (Mexico 68) et le tennis de table (Barcelone 92).


A Athènes, le Royaume engagera des sportifs dans neuf disciplines à savoir l'athlétisme (28), boxe (7), football (18), Taekwondo (3), judo (2), escrime (1), natation (1), tennis (2) et haltérophilie (2) qui enregistre la participation de la première femme marocaine en l'occurrence Wafae Amouri.



JO: Seize médailles, moisson de la participation marocaine aux éditions Olympiques
Le Maroc a décroché seize (16) médailles, 4 en or, trois en argent et neuf en bronze, au cours de sa participation aux précédentes éditions des Jeux Olympiques, depuis 1960 à Rome.


Le métal précieux a été l'oeuvre de Nawal El Moutawakel (400m haies) et Said Aouita (5000m) lors de l'édition de Los Angeles en 1984, Brahim Boutayeb (10.000m) à Séoul en 1988, et Khalid Sekah (10.000m) à Barcelone en 1992.


Les médailles d'argent ont été remportées par feu Abdessalam Radi au Marathon de Rome en 1960, Rachid Labsir (1500m) à Barcelone en 1992 et Hicham El Guerrouj sur la même distance lors de l'édition de Sydney en 2000.


Voici, par ailleurs, le palmarès de la participation marocaine :


Médailles d'or :
Nawal El Moutawakel (Athlétisme/400m haies) en 1984 à Los Angeles
Said Aouita (Athlétisme/5000m) en 1984 à Los Angeles
Brahim Boutayeb (Athlétisme/10.000m) en 1988 à Séoul
Khalid Sekah (Athlétisme/10.000m) en 1992 à Barcelone


Médailles d'argent :
Abdessalam Radi (Athlétisme/Marathon) en 1960 à Rome
Rachid Labsir (Athlétisme/1500m) en 1992 à Barcelone
Hicham El Guerrouj (Athlétisme/1500m) en 2000 à Séoul


Médailles de bronze :
Said Aouita (Athlétisme/800m) en 1988 à Séoul
Abdelhaq Achiq (Boxe/54kg) en 1988 à Séoul
Mohamed Achiq (Boxe) en 1992 à Barcelone
Salah Hissou (Athlétisme/10.000m) en 1996 à Atlanta
Khalid Boulami (Athlétisme/5000m) en 1996 à Atlanta
Nezha Bidouane (Athlétisme/400m haies) en 2000 à Sydney
Brahim Lahlafi (Athlétisme/5000m) en 2000 à Sydney
Ali Ezzine (Athlétisme/3000m steeple) en 2000 à Sydney
Tahar Tamsamani (Boxe/Plume) en 2000 à Sydney.

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