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Botola Pro, programme de la 10e journée

Le programme de la 10e journée de la Botola Pro sera comme suit : Samedi 03/12/2011 15H00 FUS 2 - 0 RCA au COMPLEXE SPORTIF PRINCE MOULAY ABDELLAH - RABAT Dimanche 04/12/2011 14H30 JSM 0 - 1 FAR au STADE M. LAGHDAF - LAAYOUNE 15H00 DHJ 0 - 0 KAC au TERRAIN EL ABDI - EL JADIDA 16h30 OCK 0 - 1 HUSA COMPLEXE OCP - KHOURIBGA Lundi 05/12/2011 15H00 MAT - CRA au STADE SANIAT RMEL - TETOUANE 15h00 IZK - CODM au STADE 18 NOVEMBRE - KHEMISET Mardi 06/12/2011 15H00 WAF - OCS au COMPLEXE SPORTIF  DE FES - FES WAC - MAS Reporté pour cause de finale de la coupe de la CAF COMPLEXE SPORTIF MOHAMMED VCASABLANCA

Akesbi : «J’étais le chouchou de reims»

Source : Aujourd'hui

Dans l’entretien qui suit, Hassan Akesbi, grande figure du football national, raconte, avec beaucoup de nostalgie, son parcours footballistique depuis 1950 à nos jours.


ALM : comment vous avez connu le football ?
Hassan Akesbi : je suis né le 1er mai 1935 à Tanger qui était à l’époque sous le régime international. J’ai commencé à taper le ballon depuis l’âge de huit ans, avec les enfants de mon quartier et au bord des plages de Tanger, jusqu’à 1950, année au cours de laquelle j’ai intégré le club de Sevillana de Tanger qui était lié au club de deuxième division espagnole l’Union sportive espagnole de Tanger. Dés 1951, j’étais sollicité par des clubs espagnols, mais j’ai préféré rejoindre le FUS de Rabat, malgré la réticence des dirigeants de Sevillana, qui avaient refusé ma demande de mutation et il fallait attendre le déplacement jusqu’à Madrid de l’entraîneur du FUS, feu Ahmed Chahoud, soutenu par la perle noire, Larbi Ben Barek, pour obtenir ma mutation.


Quelle était la réaction des joueurs fussistes à l’époque ?
Il faut avouer que dès mon arrivée au sein du camp fussiste, j’étais le grand chouchou du club, bien intégré parmi mes coéquipiers comme Hamou Tahra, Bennaissa, Karroum, nommé la panthère noire, Houssine Kyoud Zaz, Abdellatif El Ouazzani, Omar Belhaj. Mon premier match avec le FUS, c’était contre le club algérien Annaba dans le cadre du championnat nord-africain.


Qui était votre entraîneur ?
Je n’oublierai jamais Ahmed Achoud. un grand entraîneur qui a su perfectionner et exploiter le talent de ses joueurs. C’était un vrai professionnel. Il nous a transmis l’amour du ballon, la combativité et le fair-play. Il savait gérer son effectif. C’était un vrai pédagogue.


Parlez-nous de votre expérience en France...
J’avais à peine 19 ans quand j’ai commencé à recevoir des propositions des clubs espagnols et français, mais j’ai fini par choisir le club de Nîmes. Je n’oublierais jamais le geste des dirigeants fussistes, je leur suis toujours reconnaissant, ils m’avaient tous encouragé, y compris mon entraîneur, feu Ahmed Chahoud. Le FUS m’a accordé le transfert sans aucune contrepartie financière. Il pouvait recevoir une compensation, mais les dirigeants voulaient me voir parmi les professionnels en France, à l’image de Larbi Ben Barek, Lakhmiri Abdelkader, Benbrahim (Oujda) et d’autres.


En tant que professionnel, combien touchiez-vous à l’époque ?
À Nîmes, mon premier salaire était de 6.500 fF. La prime de signature était de l’ordre de 5.000 FF. Je suis resté sept ans à Nîmes. Période durant laquelle j’étais sacré premier buteur tout en remportant la coupe de Dragos ( L’UEFA).


Pourquoi avez-vous quitté Nîmes?
En 1958, on me proposa de rejoindre le club de Reims, qui réunissait les meilleurs joueurs français, comme Just Fontaine, Raymond Coppa, Lucien Muller. Mon transfert a fait couler beaucoup d’encre à cause du montant considéré à l’époque comme faramineux, 50 millions de fr. Un record, mais j’avais droit uniquement à 5 millions. Mon salaire, par contre, a triplé. Dès la première saison, on a remporté le championnat de France. Plus encore, j’étais sacré premier buteur de mon club et parmi les meilleurs goleadors du football européen. À l’époque, il n’y avait ni soulier d’or, ni ballon d’or, mais uniquement des médailles.


Quand avez-vous mis fin à votre carrière ?
C’était en 1970. Je devais faire partie de la sélection nationale qui avait disputé la Coupe du Monde de Mexico en 1970, mais malheureusement, suite à un accident sportif, j’étais contraint d’arrêter la compétition pour partir à Paris suivre une formation et revenir à mon pays en tant qu’entraîneur.


Quels sont vos meilleurs souvenirs avec la sélection nationale ?
C’était à la fin d’un match disputé à Dakar où Abdou Diof, l’actuel président de l’organisation de la francophonie et l’ex-président du Sénégal, qui, à l’époque était ministre de la jeunesse et des Sports, m’avait offert son propre boubou que je conserve toujours.


Par : Essaid Allali

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